Retrouver un ancêtre immigré.
Pour retrouver un ancêtre étranger, commencez par les archives françaises (état civil, recensements, dossier de naturalisation), puis cherchez dans le pays d'origine : cette page indique, pour 81 pays, où se trouvent les registres et comment les consulter.
Reconstituez d'abord son parcours
1. État civil & recensements
Actes de mariage et de décès, naissances des enfants, recensements... Recherchez en priorité le lieu de naissance, les parents et les domiciles successifs de votre ancêtre. La date d'arrivée en France est rarement indiquée : comparez la dernière trace dans le pays d'origine avec la première retrouvée ici.
2. Naturalisation & dossiers d'étrangers
Ces dossiers peuvent révéler un lieu de naissance, des adresses, une profession, des informations familiales et parfois des éléments sur le parcours migratoire.
Poursuivez dans les archives du pays d'origine
Recherchez un pays ou son ancien nom pour découvrir les ressources disponibles.
Europe du Sud 5 pays
🇪🇸 Espagne +
Avant la création du Registro Civil par la loi du 17 juin 1870, la recherche passe principalement par les registres paroissiaux de baptêmes, mariages et sépultures. La commune et la province d'origine sont donc essentielles pour retrouver le bon fonds.
À savoir : les registres religieux anciens ne sont pas tous centralisés ni numérisés. Selon la localité, ils peuvent être conservés par une paroisse ou dans des archives diocésaines.
🇬🇷 Grèce +
En Grèce, les sources varient selon le lieu et la période. La recherche peut passer par des actes d'état civil, des registres municipaux, des registres religieux et différents fonds conservés localement.
À savoir : recherchez notamment les dimotologia, registres municipaux de population utiles pour reconstituer les familles. Selon les communes, vous pourrez également rencontrer des registres masculins et différents actes municipaux ou religieux.
🇮🇹 Italie +
Avant l'unification, l'enregistrement varie selon les États italiens. Selon les régions, vous trouverez un état civil napoléonien ou de la Restauration avant les séries de l'État italien unifié. Pour les périodes plus anciennes, recherchez les registres paroissiaux.
À savoir : dans le Piémont, certaines communes disposent d'un état civil napoléonien dès le début du XIXe siècle. Les actes anciens peuvent aussi être rédigés en français. Vérifiez donc le territoire et l'administration dont dépendait la commune à la date recherchée.
🇲🇹 Malte +
Le Public Registry maltais conserve des actes de naissance, mariage et décès remontant à 1863. Pour les périodes antérieures, les registres paroissiaux constituent une source essentielle.
À savoir : même après 1863, certains événements peuvent n'avoir été enregistrés qu'auprès de la paroisse. Si un acte reste introuvable au registre civil, vérifiez également les archives paroissiales.
🇵🇹 Portugal +
Avant 1911, la recherche passe principalement par les registres paroissiaux. Le Code du Registre civil de 1911 instaure l'enregistrement civil obligatoire et organise le transfert des anciens registres paroissiaux vers les institutions civiles.
À savoir : pour retrouver le bon registre, identifiez autant que possible le district, la commune puis la paroisse d'origine. Les fonds anciens sont aujourd'hui répartis entre plusieurs services d'archives.
Europe occidentale et du Nord 10 pays
🇧🇪 Belgique +
L'état civil belge démarre en 1795-1797 dans les villes, un peu plus tard, vers 1802, dans la plupart des communes rurales. Pour les périodes antérieures, les registres paroissiaux prennent le relais, tenus depuis le XVIe siècle.
À savoir : la Belgique tient aussi des registres de population, sans équivalent en France, qui permettent de suivre un foyer dans le temps. Pensez à les consulter en complément de l'état civil.
🇩🇰 Danemark +
La généalogie danoise repose principalement sur les kirkebøger (registres paroissiaux) et les recensements nationaux, dont un des plus anciens date de 1787.
À savoir : les Archives nationales danoises numérisent et publient gratuitement l'essentiel des sources généalogiques.
🇫🇮 Finlande +
Les registres paroissiaux constituent la principale source généalogique finlandaise. Certaines séries démarrent dès la fin du XVIIe siècle, mais deviennent réellement régulières au XVIIIe.
À savoir : la base HisKi facilite la recherche dans les transcriptions de registres paroissiaux, mais elle ne remplace pas les documents originaux : vérifiez toujours l'information dans le registre correspondant.
🇮🇪 Irlande +
L'état civil irlandais démarre en 1864 pour l'ensemble des naissances, mariages et décès. Les mariages non catholiques sont enregistrés dès 1845.
À savoir : les actes sont progressivement mis en ligne selon leur ancienneté (naissances jusqu'à 100 ans, mariages jusqu'à 75 ans, décès jusqu'à 50 ans).
🇱🇺 Luxembourg +
L'état civil luxembourgeois est instauré en 1795, sous l'occupation française, et suit le modèle du Code civil napoléonien. Les doubles des registres de plus de 100 ans sont versés aux Archives nationales de Luxembourg, dont le sous-fonds d'état civil actuellement consultable en ligne couvre la période 1795-1920.
À savoir : les actes sont soumis à un délai de communicabilité de 100 ans. Pour les registres paroissiaux catholiques, le portail Matricula permet une consultation en ligne, mais sans téléchargement.
🇳🇴 Norvège +
Comme au Danemark, la recherche norvégienne s'appuie sur les kirkebøker (registres paroissiaux) et les recensements nationaux, qui documentent aussi les mouvements de migration et d'émigration.
À savoir : les registres sont rédigés en norvégien ancien, avec une écriture parfois difficile à déchiffrer — prévoyez du temps pour vous familiariser avec la paléographie locale.
🇳🇱 Pays-Bas +
L'état civil néerlandais (burgerlijke stand) est instauré en 1811, un peu plus tôt dans le Limbourg (dès 1796). Avant cette date, la recherche passe par les registres religieux.
À savoir : les Pays-Bas tiennent également des registres de population depuis 1850, qui suivent un foyer d'adresse en adresse — une source précieuse en complément de l'état civil.
🇬🇧 Royaume-Uni +
L'état civil démarre le 1er juillet 1837 pour l'Angleterre et le Pays de Galles, et en 1855 pour l'Écosse. Avant ces dates, la recherche repose sur les registres paroissiaux anglicans.
À savoir : commander un acte auprès du GRO est payant et nécessite d'abord l'index de référence, disponible via des bases indexées gratuites.
🇸🇪 Suède +
La recherche suédoise s'appuie sur les registres paroissiaux et les household examination records, qui suivaient chaque habitant d'une paroisse. Identifiez d'abord la paroisse historique de votre ancêtre avant de croiser baptêmes, mariages, décès et mouvements d'entrée-sortie.
À savoir : les Archives nationales suédoises donnent accès gratuitement à de nombreux documents numérisés. ArkivDigital propose en complément un service généalogique payant, avec ses propres images en couleur et outils de recherche.
🇨🇭 Suisse +
L'état civil fédéral suisse entre en vigueur le 1er janvier 1876. Certains cantons avaient cependant leur propre état civil bien avant (Genève dès 1798, Vaud dès 1821). Pour les périodes antérieures, les registres paroissiaux, tenus dès le XVIe siècle, prennent le relais.
À savoir : chaque citoyen suisse possède une commune d'origine (droit de bourgeoisie), distincte de son lieu de résidence. C'est souvent là que se trouvent les actes anciens de la famille.
Europe centrale 7 pays
🇩🇪 Allemagne +
L'état civil allemand (Personenstandsregister) devient uniforme dans tout l'Empire à partir du 1er janvier 1876. Avant cette date, la recherche repose principalement sur les registres paroissiaux (Kirchenbücher), avec des exceptions selon les territoires.
À savoir : il n'existe pas de portail national centralisé. Les registres restent gérés localement par le Standesamt de la commune, avant transfert éventuel vers les archives régionales (Landesarchiv). Identifier la localité précise de votre ancêtre est donc indispensable.
🇦🇹 Autriche +
Les registres civils sont généralement tenus à partir de 1939. Avant cette date, les registres paroissiaux constituent la principale source généalogique, avec quelques exceptions historiques.
À savoir : de nombreux registres paroissiaux autrichiens sont aujourd'hui numérisés. Identifiez la paroisse d'origine de votre ancêtre pour retrouver le fonds correspondant.
🇭🇺 Hongrie +
L'état civil hongrois commence officiellement le 1er octobre 1895. Avant cette date, naissances, mariages et décès sont enregistrés par les différentes confessions (catholique, réformée, luthérienne, juive).
À savoir : les frontières ont beaucoup changé. Une commune ayant appartenu à la Hongrie historique peut aujourd'hui se trouver en Slovaquie, Roumanie, Croatie, Serbie, Ukraine, Autriche ou Slovénie — identifiez le lieu, la religion et la période avant de chercher.
🇵🇱 Pologne +
Au XIXe siècle, les territoires polonais étaient partagés entre plusieurs puissances, notamment la Russie, la Prusse et l'Autriche. Selon la région et la période, les registres suivent donc des systèmes différents.
À savoir : les actes peuvent être civils ou religieux et rédigés en polonais, russe, allemand ou latin. Recherchez également les variantes historiques du nom de la commune.
🇷🇴 Roumanie +
Les registres paroissiaux démarrent dès 1832 en Valachie ; l'état civil national est généralement daté de 1865. Cette date ne doit cependant pas être considérée comme uniforme sur tout le territoire actuel.
À savoir : Transylvanie, Banat, Bucovine, Moldavie et Valachie n'ont pas la même histoire administrative. Le type de registre et l'institution qui le conserve dépendent donc fortement du territoire et de la période recherchés.
🇸🇰 Slovaquie +
La Slovaquie actuelle faisait partie du royaume de Hongrie jusqu'en 1918 : l'état civil y apparaît donc dès 1895, comme en Hongrie. Les registres antérieurs sont religieux, organisés par paroisse et par confession.
À savoir : les registres sont rédigés en hongrois jusque vers 1920, puis en slovaque ou en tchèque. Pensez à rechercher aussi sous le nom hongrois historique de la localité.
🇨🇿 Tchéquie +
La recherche tchèque repose sur les matriky (registres de naissances, mariages et décès), conservées dans le réseau des archives régionales, selon que la commune se trouve en Bohême, en Moravie ou en Silésie.
À savoir : il n'existe pas de portail unique pour tout le pays. Le bon site dépend de la région historique de votre ancêtre — identifiez d'abord la commune précise.
Europe orientale, pays baltes et Caucase 10 pays
🇦🇲 Arménie +
FamilySearch donne accès à une collection de registres religieux arméniens couvrant 1838-1929, principalement issus de l'Église apostolique arménienne. Une autre collection rassemble des listes fiscales de 1817 à 1917, utiles pour retrouver un nom, un âge, un lieu de résidence ou un lien familial.
À savoir : distinguez l'Arménie actuelle des territoires historiques arméniens. Ces collections couvrent uniquement les zones relevant de leurs fonds respectifs, pas l'ensemble des populations arméniennes de l'ancien Empire ottoman.
🇦🇿 Azerbaïdjan +
Les sources varient fortement selon la période, la localité et la communauté religieuse de votre ancêtre.
À savoir : pour les générations ayant vécu sous l'Empire russe, recherchez également l'ancien nom de la localité et l'administration dont elle dépendait à l'époque.
🇧🇾 Biélorussie +
La recherche dépend fortement de la localité historique, de la confession de votre ancêtre et de l'institution qui conserve aujourd'hui le fonds concerné.
À savoir : la localisation des registres dépend de la commune, de la période et de la confession. Identifiez autant que possible le nom historique de la localité avant de contacter les archives compétentes.
🇪🇪 Estonie +
Avant 1926, les registres religieux constituent une source essentielle. À partir du 1er juillet 1926, l'entrée en vigueur du Family Law Act sépare la tenue de l'état civil de l'Église.
À savoir : les Archives nationales estoniennes donnent accès à de nombreuses sources via Saaga, leur base de numérisation dédiée à l'histoire familiale.
🇬🇪 Géorgie +
Les Archives historiques centrales conservent des registres ecclésiastiques remontant au début du XIXe siècle et allant généralement jusqu'en 1921.
À savoir : les séries ne sont pas complètes pour toutes les localités ni toutes les années. Le catalogue des Archives nationales permet de vérifier quels registres sont conservés pour une ville ou un village donné.
🇱🇻 Lettonie +
Les registres paroissiaux, tenus par confession, constituent la principale source ancienne pour la recherche généalogique en Lettonie.
À savoir : Raduraksti, la salle de lecture virtuelle des Archives nationales, donne accès aux registres paroissiaux, aux révisions de population de Livonie et Courlande, au recensement russe de 1897 et aux passeports lettons 1918-1940. Inscription gratuite nécessaire pour consulter les images.
🇱🇹 Lituanie +
Les registres religieux constituent une source essentielle pour les recherches anciennes, notamment les registres catholiques, mais aussi ceux d'autres confessions selon les localités.
À savoir : les langues et administrations ont changé au fil des périodes. Une partie des registres conservés par les Archives historiques d'État est aujourd'hui numérisée sur ePaveldas et EAIS.
🇲🇩 Moldavie +
Les Archives nationales conservent d'importantes séries de registres paroissiaux de Bessarabie du XIXe et du début du XXe siècle. Selon les districts, certains fonds commencent dès les années 1810.
À savoir : le territoire de l'actuelle Moldavie a connu plusieurs administrations. Le nom historique de la localité et la période recherchée sont essentiels pour identifier le bon fonds.
🇷🇺 Russie +
Pour la période impériale, les registres métriques constituent une source essentielle. Tenus par les différentes communautés religieuses, ils enregistrent notamment les naissances ou baptêmes, les mariages et les décès.
À savoir : les fonds sont très territorialisés. Identifiez l'ancien nom de la localité et le gouvernement (guberniya) dont elle dépendait, puis recherchez les archives régionales correspondantes.
🇺🇦 Ukraine +
Les sources varient fortement selon la région, la période et la confession. Pour les périodes anciennes, les registres métriques religieux constituent une source essentielle : orthodoxes, gréco-catholiques, catholiques ou juifs selon les territoires.
À savoir : les frontières de l'Ukraine actuelle ont beaucoup évolué. Identifiez la localité, son administration historique et la confession de votre ancêtre avant de rechercher le fonds correspondant.
Balkans 8 pays
🇧🇦 Bosnie-Herzégovine +
Ottomane jusqu'en 1878, puis administrée par l'Autriche-Hongrie (annexée en 1908), la Bosnie a des registres qui dépendent souvent de la religion : catholiques, orthodoxes, musulmans. Les registres musulmans sont les plus difficiles à trouver. La guerre de 1992-1995 a affecté certains fonds d'archives.
À savoir : Pour une famille arrivée en France dans les années 1990, le dossier de réfugié et la naturalisation sont une première piste. Un même village a pu changer d'État, de langue et d'alphabet : cherchez-le sous son nom historique.
🇧🇬 Bulgarie +
L'enregistrement civil des naissances et décès est introduit en 1891, puis rendu obligatoire en 1898. Pour les périodes antérieures, la recherche passe par les registres ottomans (recensements nüfus defteri) ou les registres orthodoxes de l'Exarchat bulgare.
À savoir : les actes d'état civil sont aujourd'hui délivrés par le ministère de la Justice et les bureaux municipaux (Матричен отдел). La recherche ancienne nécessite souvent de s'adresser directement aux archives régionales.
🇭🇷 Croatie +
Selon la région, la Croatie relevait de l'Autriche ou de la Hongrie (Croatie-Slavonie), de Venise puis de l'Autriche (Dalmatie), et l'Istrie a été italienne entre les deux guerres. Les registres paroissiaux catholiques sont la source principale. Leur langue dépend de la région et de l'époque (latin, italien, allemand, croate…).
À savoir : En Istrie et en Dalmatie, beaucoup de noms ont été italianisés puis croatisés au fil des changements de pays. Une même famille peut avoir plusieurs graphies. Un même village a pu changer d'État, de langue et d'alphabet : cherchez-le sous son nom historique.
🇽🇰 Kosovo +
Ottoman jusqu'en 1912, puis serbe et yougoslave, le Kosovo a une population majoritairement albanaise, avec des communautés serbes, bosniaques et roms. Les registres sont souvent religieux (musulmans, orthodoxes, catholiques). Les conflits des années 1990 ont affecté certains fonds ; les sources accessibles à distance sont limitées.
À savoir : Pour une famille arrivée en France dans les années 1990, partez du dossier de réfugié, de la naturalisation et des papiers de famille. Un même village a pu changer d'État, de langue et d'alphabet : cherchez-le sous son nom historique.
🇲🇰 Macédoine du Nord +
Ottomane jusqu'en 1912, la région a été partagée entre la Serbie, la Grèce et la Bulgarie, avant de faire partie de la Yougoslavie. Les registres sont principalement orthodoxes ou musulmans, dans des langues et alphabets variés (slave, ottoman, grec). Une partie des documents anciens se trouve donc aussi en Bulgarie ou en Grèce.
À savoir : Selon l'époque et la source, le même nom peut être écrit en macédonien, serbe, bulgare ou grec. Essayez plusieurs formes. Un même village a pu changer d'État, de langue et d'alphabet : cherchez-le sous son nom historique.
🇲🇪 Monténégro +
Principauté puis royaume, le Monténégro est indépendant avant 1918, avant d'entrer dans la Yougoslavie. Les registres sont en grande partie orthodoxes, avec des communautés catholiques (Bouches de Kotor) et musulmanes. Les sources numérisées sont rares.
À savoir : Au Monténégro, l'identité passe beaucoup par le clan et le village d'origine. Notez-les : ils aident à retrouver la bonne paroisse. Un même village a pu changer d'État, de langue et d'alphabet : cherchez-le sous son nom historique.
🇷🇸 Serbie +
Ottomane puis principauté serbe, la Serbie a des registres orthodoxes rédigés en serbe, en alphabet cyrillique. En Voïvodine (nord), qui était hongroise, les registres peuvent être en hongrois ou en latin. De nombreux Serbes sont passés par la France pendant la Première Guerre mondiale (soldats, étudiants, réfugiés).
À savoir : Notez le nom en cyrillique et en lettres latines. Les deux alphabets coexistent en Serbie, et les transcriptions varient (ex. Đorđević / Djordjevic). Un même village a pu changer d'État, de langue et d'alphabet : cherchez-le sous son nom historique.
🇸🇮 Slovénie +
Jusqu'en 1918, la Slovénie fait partie de l'Empire austro-hongrois (Carniole, Styrie, Carinthie). Les registres paroissiaux catholiques, en latin puis en allemand, sont la source principale ; Matricula en numérise une partie (Maribor, Ljubljana, Koper) ; les registres de moins de 100 ans ne sont pas en ligne. Beaucoup de Slovènes ont aussi émigré vers les mines de Lorraine dans l'entre-deux-guerres.
À savoir : Les noms apparaissent souvent sous une forme germanisée dans les actes d'avant 1918 (ex. Šmid / Schmid). Essayez les deux graphies. Un même village a pu changer d'État, de langue et d'alphabet : cherchez-le sous son nom historique.
Maghreb 3 pays
🇩🇿 Algérie +
De 1830 à 1962, l'Algérie est administrée par la France. Les ANOM, à Aix-en-Provence, proposent gratuitement une collection numérisée à partir de microfilms, qui reste incomplète pour l'état civil européen d'Algérie. Les registres originaux sont conservés en Algérie.
À savoir : La loi du 23 mars 1882 organise l'état civil des musulmans, mis en place progressivement ; les noms arabes y sont transcrits en français, prévoyez plusieurs orthographes. Le décret Crémieux (24 octobre 1870) a donné la citoyenneté française aux Algériens de confession juive, pas aux Algériens musulmans. Les années disponibles en ligne varient : vérifiez celle que vous cherchez. Identifiez la commune d'origine, son nom à l'époque et la date approximative : sous l'administration coloniale, les registres n'étaient pas tenus de la même façon pour tous les habitants.
Si votre famille vivait en Algérie, les registres originaux sont en Algérie (mairies, tribunaux) ; dans les copies des ANOM, les actes de naissance des populations locales ont été masqués lors du microfilmage. Pour un ancêtre européen, les actes de moins de 100 ans se demandent au Service central d'état civil. Si l'un de vos ancêtres a servi dans l'armée avant 1918, son registre matricule est en ligne sur Mémoire des hommes ; après 1962, cherchez sa déclaration de nationalité aux archives départementales du lieu où il l'a faite. Si votre famille est arrivée en France après l'indépendance, partez des papiers de famille et des actes dressés en France ; si l'un de vos ancêtres est devenu français, son acte de naissance est au Service central d'état civil et son dossier de naturalisation aux Archives nationales.
🇲🇦 Maroc +
Avant 1912, les Européens faisaient enregistrer leurs actes auprès de leur consulat ; les populations locales relevaient de pratiques d'enregistrement religieuses ou locales. Le dahir du 4 septembre 1915 crée un état civil dans la zone française, d'abord réservé aux Français et aux étrangers ; les Marocains n'y ont accès, de façon facultative, qu'à partir de 1931, puis par un régime propre créé en 1950. De 1912 à 1956, les actes concernant les Français relèvent du protectorat.
À savoir : Pour les actes établis par les services français, adressez-vous au Service central d'état civil pour les actes récents et aux Archives diplomatiques pour les actes de plus de cent ans ; la disponibilité dépend du fonds et de la nature de l'acte. Pour les Marocains, l'état civil moderne s'est généralisé progressivement : renseignez-vous auprès des communes marocaines. Identifiez la commune d'origine, son nom à l'époque et la date approximative : sous l'administration coloniale, les registres n'étaient pas tenus de la même façon pour tous les habitants.
Si l'un de vos ancêtres a servi dans l'armée française avant 1918, son registre matricule est en ligne sur Mémoire des hommes ; pour la carte du combattant, adressez-vous à l'ONaCVG à Caen. Si votre famille est arrivée en France après l'indépendance, partez des papiers de famille et des actes dressés en France ; si l'un de vos ancêtres est devenu français, son acte de naissance est au Service central d'état civil et son dossier de naturalisation aux Archives nationales.
🇹🇳 Tunisie +
Avant le protectorat de 1881, les Européens passaient par leur consulat ou, s'ils étaient catholiques, par les registres paroissiaux. Un décret beylical du 29 juin 1886 crée un état civil local, tenu par les municipalités et les contrôles civils, ouvert aux Tunisiens comme aux étrangers ; d'abord facultatif, il devient obligatoire en 1920.
À savoir : Les Italiens, Maltais ou Espagnols non naturalisés français ne figurent pas dans les archives des ressortissants français. Cherchez leurs actes dans les registres paroissiaux ou auprès des autorités de leur pays d'origine. Identifiez la commune d'origine, son nom à l'époque et la date approximative : sous l'administration coloniale, les registres n'étaient pas tenus de la même façon pour tous les habitants.
Pour un Français né en Tunisie, demandez les actes de moins de 100 ans au Service central d'état civil, et consultez ceux de plus de 100 ans aux Archives diplomatiques. Si l'un de vos ancêtres a servi dans l'armée française, son registre matricule est aux Archives diplomatiques (Nantes) ou, après 1929, aux Archives de Paris ; sa carte du combattant relève de l'ONaCVG de Marseille. Si votre famille est arrivée en France après l'indépendance, partez des papiers de famille et des actes dressés en France ; si l'un de vos ancêtres est devenu français, son acte de naissance est au Service central d'état civil et son dossier de naturalisation aux Archives nationales.
Afrique de l'Ouest, centrale et Madagascar 12 pays
🇧🇯 Bénin +
Ancien Dahomey, colonie française rattachée à l'AOF, indépendant en 1960. Le nom Bénin date de 1975.
À savoir : Cherchez sous le nom d'époque (Dahomey). Les ANOM conservent des registres du Dahomey, versés lorsque tous leurs actes ont plus de 100 ans et mis en ligne progressivement. Les archives françaises ne couvrent pas l'ensemble des populations ni des périodes : pour les registres locaux, il peut être nécessaire de contacter les administrations ou les archives nationales du pays concerné. Cherchez le territoire sous son nom d'époque et prévoyez plusieurs orthographes.
Si votre famille vivait au Bénin, l'enregistrement est longtemps resté facultatif ou limité à certaines catégories ; les registres sont au Bénin. Si l'un de vos ancêtres est venu en France comme soldat, cherchez son registre matricule (Pau jusqu'en 1918) et sa fiche sur Mémoire des hommes. Si votre famille est arrivée en France après l'indépendance, partez des papiers de famille et des actes dressés en France ; si l'un de vos ancêtres est devenu français, son acte de naissance est au Service central d'état civil et son dossier de naturalisation aux Archives nationales.
🇧🇫 Burkina Faso +
Ancienne Haute-Volta, colonie française rattachée à l'AOF, indépendante en 1960 sous le nom de Haute-Volta. Le nom Burkina Faso date de 1984.
À savoir : Le territoire a été démembré en 1932, puis reconstitué en 1947 : certaines localités ont dépendu d'autres colonies. Cherchez sous le nom d'époque (Haute-Volta) et vérifiez le rattachement de la localité à la date recherchée. Les archives françaises ne couvrent pas l'ensemble des populations ni des périodes : pour les registres locaux, il peut être nécessaire de contacter les administrations ou les archives nationales du pays concerné. Cherchez le territoire sous son nom d'époque et prévoyez plusieurs orthographes.
Si votre famille vivait au Burkina Faso, l'état civil des populations locales s'organise par étapes dans l'Afrique-Occidentale française (1933, puis 1950) ; les registres sont au Burkina Faso. Si l'un de vos ancêtres était français ou européen, cherchez aux ANOM les actes de plus de 100 ans, et demandez les plus récents au Service central d'état civil. Si l'un de vos ancêtres est venu en France comme soldat, cherchez son registre matricule (Pau jusqu'en 1918) et sa fiche sur Mémoire des hommes. Si votre famille est arrivée en France après l'indépendance, partez des papiers de famille et des actes dressés en France ; si l'un de vos ancêtres est devenu français, son acte de naissance est au Service central d'état civil et son dossier de naturalisation aux Archives nationales.
🇨🇲 Cameroun +
Ancien protectorat allemand (1884-1916), le Cameroun est ensuite placé sous mandat de la Société des Nations puis sous tutelle de l'ONU, partagé entre la France et le Royaume-Uni. La partie française devient indépendante en 1960.
À savoir : Selon la région et la période, les sources relèvent de l'administration allemande, française ou britannique. Précisez le territoire et la date avant de chercher, puis consultez les fonds de l'administration concernée. Les archives françaises ne couvrent pas l'ensemble des populations ni des périodes : pour les registres locaux, il peut être nécessaire de contacter les administrations ou les archives nationales du pays concerné. Cherchez le territoire sous son nom d'époque et prévoyez plusieurs orthographes.
Si votre famille vivait au Cameroun, un état civil propre aux populations locales n'est organisé qu'en 1935 ; les archives de la période allemande sont à Yaoundé (originaux) et en partie numérisées au Bundesarchiv. Si l'un de vos ancêtres était français, cherchez aux ANOM (actes de plus de 100 ans) ; s'il était allemand et né avant 1919, son acte figure dans les registres coloniaux tenus à Berlin (Standesamt I, puis Landesarchiv). Si l'un de vos ancêtres est venu en France comme soldat, les registres matricules de 1866 à 1918 sont à Pau (Centre des archives du personnel militaire). Si votre famille est arrivée en France après l'indépendance, partez des papiers de famille et des actes dressés en France ; si l'un de vos ancêtres est devenu français, son acte de naissance est au Service central d'état civil et son dossier de naturalisation aux Archives nationales.
🇨🇮 Côte d'Ivoire +
Colonie française rattachée à l'AOF, la Côte d'Ivoire devient indépendante en 1960. Pour la période coloniale, les actes concernent surtout les Européens et les personnes enregistrées par l'administration.
À savoir : Un acte ancien peut avoir été établi dans une circonscription administrative qui n'existe plus. Identifiez la localité à l'époque avant de chercher. Les archives françaises ne couvrent pas l'ensemble des populations ni des périodes : pour les registres locaux, il peut être nécessaire de contacter les administrations ou les archives nationales du pays concerné. Cherchez le territoire sous son nom d'époque et prévoyez plusieurs orthographes.
Si votre famille vivait en Côte d'Ivoire, l'état civil des populations locales s'organise par étapes dans l'Afrique-Occidentale française (1933, puis 1950) ; les registres sont en Côte d'Ivoire. Si l'un de vos ancêtres était français ou européen, cherchez aux ANOM les actes de plus de 100 ans, et demandez les plus récents au Service central d'état civil. Si l'un de vos ancêtres est venu en France comme soldat, cherchez son registre matricule (Pau jusqu'en 1918) et sa fiche sur Mémoire des hommes. Si votre famille est arrivée en France après l'indépendance, partez des papiers de famille et des actes dressés en France ; si l'un de vos ancêtres est devenu français, son acte de naissance est au Service central d'état civil et son dossier de naturalisation aux Archives nationales.
🇬🇦 Gabon +
Colonie française rattachée à l'AEF (1910-1958), le Gabon devient indépendant en 1960.
À savoir : Les actes concernant des Français ou des Européens sont souvent plus faciles à retrouver que ceux des populations locales, enregistrées plus tardivement. Les archives françaises ne couvrent pas l'ensemble des populations ni des périodes : pour les registres locaux, il peut être nécessaire de contacter les administrations ou les archives nationales du pays concerné. Cherchez le territoire sous son nom d'époque et prévoyez plusieurs orthographes.
Si votre famille vivait au Gabon, l'état civil n'est obligatoire qu'à partir de 1944 et l'organisation actuelle date de 1957 ; les registres sont au Gabon. Si l'un de vos ancêtres était français ou européen, cherchez aux ANOM les actes de plus de 100 ans, et demandez les plus récents au Service central d'état civil. Si l'un de vos ancêtres est venu en France comme soldat, cherchez son registre matricule (Pau jusqu'en 1918) et son dossier de carte du combattant (ANOM). Si votre famille est arrivée en France après l'indépendance, partez des papiers de famille et des actes dressés en France ; si l'un de vos ancêtres est devenu français, son acte de naissance est au Service central d'état civil et son dossier de naturalisation aux Archives nationales.
🇬🇳 Guinée +
Ancienne Guinée française, rattachée à l'AOF, la Guinée est le premier territoire de l'AOF à devenir indépendant, en 1958.
À savoir : Après l'indépendance, les actes des populations locales relèvent des autorités guinéennes. Les ANOM conservent surtout la période coloniale. Les archives françaises ne couvrent pas l'ensemble des populations ni des périodes : pour les registres locaux, il peut être nécessaire de contacter les administrations ou les archives nationales du pays concerné. Cherchez le territoire sous son nom d'époque et prévoyez plusieurs orthographes.
Si votre famille vivait en Guinée, l'état civil des populations locales s'organise par étapes dans l'Afrique-Occidentale française (1933, puis 1950) ; les registres sont en Guinée. Si l'un de vos ancêtres était français ou européen, cherchez aux ANOM les actes de plus de 100 ans, et demandez les plus récents au Service central d'état civil. Si l'un de vos ancêtres est venu en France comme soldat, cherchez son registre matricule (Pau jusqu'en 1918) et sa fiche sur Mémoire des hommes. Si votre famille est arrivée en France après l'indépendance, partez des papiers de famille et des actes dressés en France ; si l'un de vos ancêtres est devenu français, son acte de naissance est au Service central d'état civil et son dossier de naturalisation aux Archives nationales.
🇲🇬 Madagascar +
Royaume de Madagascar, lié à la France par un traité en 1885, placé sous protectorat en 1895, puis annexé en 1896 (loi du 6 août 1896). Le pays devient indépendant en 1960.
À savoir : Les ANOM conservent des registres concernant Madagascar pour la période coloniale. L'état civil des Malgaches a été organisé progressivement, souvent plus tard que celui des Européens. Les archives françaises ne couvrent pas l'ensemble des populations ni des périodes : pour les registres locaux, il peut être nécessaire de contacter les administrations ou les archives nationales du pays concerné. Cherchez le territoire sous son nom d'époque et prévoyez plusieurs orthographes.
Si votre famille vivait à Madagascar, un état civil existe dès 1878 dans le royaume de Madagascar, puis sous l'administration française (arrêté du 6 juin 1939) ; ces registres sont restés à Madagascar et les ANOM n'en ont pas de copie. Si l'un de vos ancêtres était français ou européen, cherchez aux ANOM les actes de plus de 100 ans, et demandez les plus récents au Service central d'état civil. Si l'un de vos ancêtres est venu en France comme soldat, ses registres matricules sont à Pau jusqu'en 1918, puis à La Réunion ou aux Archives de Paris. Si votre famille est arrivée en France après l'indépendance, partez des papiers de famille et des actes dressés en France ; si l'un de vos ancêtres est devenu français, son acte de naissance est au Service central d'état civil et son dossier de naturalisation aux Archives nationales.
🇲🇱 Mali +
Le Mali actuel correspond au Soudan français, rattaché à l'AOF. Il devient indépendant en 1960. Pour la période coloniale, les actes concernent surtout les Européens et les personnes enregistrées par l'administration.
À savoir : Cherchez le territoire sous son nom d'époque (Soudan français). Les noms de lieux et de famille, souvent transcrits de langues locales, existent sous plusieurs orthographes. Les archives françaises ne couvrent pas l'ensemble des populations ni des périodes : pour les registres locaux, il peut être nécessaire de contacter les administrations ou les archives nationales du pays concerné. Cherchez le territoire sous son nom d'époque et prévoyez plusieurs orthographes.
Si votre famille vivait au Mali, les registres sont au Mali ; les Archives nationales du Mali conservent un fonds ancien (1855-1960), à consulter sur place. Si l'un de vos ancêtres était français ou européen, cherchez aux ANOM les actes de plus de 100 ans, et demandez les plus récents au Service central d'état civil. Si l'un de vos ancêtres est venu en France comme soldat, cherchez son registre matricule (Pau jusqu'en 1918) et sa fiche sur Mémoire des hommes. Si votre famille est arrivée en France après l'indépendance, partez des papiers de famille et des actes dressés en France ; si l'un de vos ancêtres est devenu français, son acte de naissance est au Service central d'état civil et son dossier de naturalisation aux Archives nationales.
🇨🇩 République démocratique du Congo +
Ancien Congo belge (1908-1960), précédé par l'État indépendant du Congo (1885-1908). Les archives coloniales dépendent donc de la Belgique, pas de la France.
À savoir : Pour un ancêtre européen né au Congo, la recherche passe souvent par les archives belges : Musée royal de l'Afrique centrale, mais aussi les Archives de l'État en Belgique. Pour les populations locales, les sources accessibles à distance sont limitées avant l'indépendance. Cherchez le territoire sous son nom d'époque (Congo belge, Zaïre) et prévoyez plusieurs orthographes.
Si votre famille est arrivée en France après l'indépendance, partez des papiers de famille et des actes dressés en France ; si l'un de vos ancêtres est devenu français, son acte de naissance est au Service central d'état civil et son dossier de naturalisation aux Archives nationales.
🇨🇬 République du Congo +
Le Congo-Brazzaville correspond au Moyen-Congo, rattaché à l'Afrique-Équatoriale française (AEF, 1910-1958). Il devient indépendant en 1960.
À savoir : Ne le confondez pas avec la République démocratique du Congo, ancienne colonie belge : les sources et les archives sont différentes. Les archives françaises ne couvrent pas l'ensemble des populations ni des périodes : pour les registres locaux, il peut être nécessaire de contacter les administrations ou les archives nationales du pays concerné. Cherchez le territoire sous son nom d'époque et prévoyez plusieurs orthographes.
Si votre famille vivait au Congo, l'état civil des populations locales date de 1934 (obligatoire en 1944) ; les registres sont au Congo. Si l'un de vos ancêtres était français ou européen, cherchez aux ANOM les actes de plus de 100 ans, et demandez les plus récents au Service central d'état civil. Si l'un de vos ancêtres est venu en France comme soldat, cherchez son registre matricule (Pau jusqu'en 1918) et son dossier de carte du combattant (ANOM). Si votre famille est arrivée en France après l'indépendance, partez des papiers de famille et des actes dressés en France ; si l'un de vos ancêtres est devenu français, son acte de naissance est au Service central d'état civil et son dossier de naturalisation aux Archives nationales.
🇸🇳 Sénégal +
Territoire français de longue date, le Sénégal est rattaché à l'Afrique-Occidentale française (AOF, 1895-1958) et devient indépendant en 1960. Dakar est la capitale de l'AOF.
À savoir : Les Quatre Communes (Saint-Louis, Gorée, Dakar et Rufisque) ont un état civil souvent plus ancien que le reste du pays. Ailleurs, l'enregistrement des populations locales a été tardif et inégal : la présence d'un acte dépend du lieu, de la période et du statut. Les archives françaises ne couvrent pas l'ensemble des populations ni des périodes : pour les registres locaux, il peut être nécessaire de contacter les administrations ou les archives nationales du pays concerné. Cherchez le territoire sous son nom d'époque et prévoyez plusieurs orthographes.
Si votre famille vivait au Sénégal, les registres sont au Sénégal. Pour les natifs de Saint-Louis, Gorée, Dakar ou Rufisque, l'état civil est obligatoire dès 1916 ; ailleurs, l'enregistrement est resté facultatif jusqu'en 1933, puis partiel jusqu'à l'indépendance. Si l'un de vos ancêtres était français ou européen, cherchez aux ANOM les actes de plus de 100 ans, et demandez les plus récents au Service central d'état civil. Si l'un de vos ancêtres est venu en France comme soldat, cherchez son registre matricule (Pau jusqu'en 1918, Archives de Paris pour Dakar à partir de 1936) et sa fiche sur Mémoire des hommes. Si votre famille est arrivée en France après l'indépendance, partez des papiers de famille et des actes dressés en France ; si l'un de vos ancêtres est devenu français, son acte de naissance est au Service central d'état civil et son dossier de naturalisation aux Archives nationales.
🇹🇬 Togo +
Ancien protectorat allemand (1884-1914), le Togo est partagé entre la France et le Royaume-Uni après la Première Guerre mondiale, sous mandat puis sous tutelle. La partie française devient indépendante en 1960.
À savoir : La partie britannique a été rattachée en 1956 à la Gold Coast, devenue le Ghana en 1957. Selon la localité, les archives relèvent donc d'administrations différentes : précisez le territoire et la date, puis consultez les fonds de l'administration concernée. Les archives françaises ne couvrent pas l'ensemble des populations ni des périodes : pour les registres locaux, il peut être nécessaire de contacter les administrations ou les archives nationales du pays concerné. Cherchez le territoire sous son nom d'époque et prévoyez plusieurs orthographes.
Si votre famille vivait au Togo, les archives de l'administration allemande (avant 1914) sont en partie décrites en ligne par le Bundesarchiv. Si l'un de vos ancêtres était français, cherchez aux ANOM ; s'il était allemand et né avant 1919, ses actes figurent dans les registres coloniaux tenus à Berlin. Si l'un de vos ancêtres est venu en France comme soldat, cherchez son dossier de carte du combattant (ANOM). Si votre famille est arrivée en France après l'indépendance, partez des papiers de famille et des actes dressés en France ; si l'un de vos ancêtres est devenu français, son acte de naissance est au Service central d'état civil et son dossier de naturalisation aux Archives nationales.
Moyen-Orient 8 pays
🇪🇬 Égypte +
Jusqu'aux années 1950, l'Égypte (Alexandrie, Le Caire, le canal de Suez) abritait de grandes communautés étrangères : Français, Italiens, Grecs, Maltais, Arméniens, juifs d'Égypte. Beaucoup faisaient enregistrer leurs naissances et mariages auprès de leur consulat. Pour un ancêtre français ou francophone, les registres consulaires sont donc souvent une première piste.
À savoir : L'exode de 1956-1960 a laissé beaucoup de dossiers en France (rapatriés, naturalisations, indemnisations). Si votre famille a travaillé pour la Compagnie du canal de Suez, des archives d'entreprise existent aussi, aux Archives nationales du monde du travail (Roubaix). Commencez par les archives françaises (consulats, naturalisation) : elles conservent parfois ce que le pays d'origine n'a plus.
🇮🇶 Irak +
Ancienne province ottomane puis mandat britannique (1920-1932), l'Irak a connu des destructions d'archives et des déplacements massifs de population. Les sources locales sont difficiles d'accès à distance. Les familles chrétiennes (chaldéennes, syriaques), juives ou kurdes arrivées en France ont souvent leur première trace dans les registres religieux de leur communauté et dans les dossiers français de réfugiés.
À savoir : Pour les familles arrivées comme réfugiées, l'OFPRA ne met en ligne que certains fonds ; les autres dossiers existent sur papier et leur consultation est encadrée (dates, règles de communicabilité). Si votre ancêtre est juif d'Irak, JewishGen peut aider ; pensez aussi aux associations des juifs d'Irak et aux registres de la communauté. Commencez par les archives françaises (consulats, naturalisation) : elles conservent parfois ce que le pays d'origine n'a plus.
🇮🇷 Iran +
L'Iran a imposé les noms de famille par une loi de 1925 ; les premiers certificats d'état civil apparaissent dès 1918 à Téhéran. Avant cela, les noms varient beaucoup et les sources sont religieuses ou locales. Les archives iraniennes sont difficiles d'accès à distance.
À savoir : Les noms sont écrits en persan et transcrits en lettres latines de plusieurs façons : essayez les variantes (ex. Mohammadi / Mohamadi / Mohammady). Pour les familles arrivées comme réfugiées, l'OFPRA ne met en ligne que certains fonds ; les autres dossiers existent sur papier et leur consultation est encadrée (dates, règles de communicabilité). Commencez par les archives françaises (consulats, naturalisation) : elles conservent parfois ce que le pays d'origine n'a plus.
🇮🇱 Israël / Palestine +
Avant 1948, la région est ottomane puis sous mandat britannique (1920-1948). Les sources dépendent surtout de la communauté : registres synagogaux, paroisses chrétiennes, tribunaux religieux musulmans. Pour les familles juives arrivées en France au XXᵉ siècle, les bases généalogiques communautaires et les archives de la Shoah peuvent compléter les registres locaux.
À savoir : Les noms ont parfois été hébraïsés, notamment après 1948, mais pas pour toutes les familles. Cherchez aussi sous le nom d'origine (européen, arabe ou sépharade). Commencez par les archives françaises (consulats, naturalisation) : elles conservent parfois ce que le pays d'origine n'a plus.
🇯🇴 Jordanie +
Ancienne province ottomane puis émirat de Transjordanie sous mandat britannique, la Jordanie a peu de sources anciennes accessibles à distance. Pour les familles venues en France, les pistes viennent surtout des papiers de famille, du dossier de naturalisation et des témoignages.
À savoir : Pour une famille d'origine palestinienne ou circassienne passée par la Jordanie, élargissez la recherche à la Palestine, à la Syrie ou au Caucase. Commencez par les archives françaises (consulats, naturalisation) : elles conservent parfois ce que le pays d'origine n'a plus.
🇱🇧 Liban +
Le Liban a été placé sous mandat français à partir de 1920 (indépendance en 1943, départ des troupes en 1946). Avant le Mandat, des registres de population ottomans et des registres communautaires coexistent (maronites, grecs-orthodoxes, grecs-catholiques, sunnites, chiites, druzes, juifs). Après, l'état civil reste organisé par communauté. Les registres sont conservés surtout au Liban et ne sont pas tous accessibles à distance.
À savoir : Pour les actes concernant des Français, consultez les services français compétents selon la date et le type de registre. Pour les actes locaux, recherchez les registres civils ou communautaires conservés dans le pays. Commencez par les archives françaises (consulats, naturalisation) : elles conservent parfois ce que le pays d'origine n'a plus.
🇸🇾 Syrie +
Comme le Liban, la Syrie a été placée sous mandat français (1920-1946). Les registres civils et religieux sont conservés surtout sur place, et leur accès à distance est aujourd'hui très difficile. Les archives françaises du Mandat et les papiers de famille sont une première piste.
À savoir : Pour les actes concernant des Français, consultez les services français compétents selon la date et le type de registre. Pour les actes locaux, recherchez les registres civils ou communautaires conservés dans le pays. Commencez par les archives françaises (consulats, naturalisation) : elles conservent parfois ce que le pays d'origine n'a plus.
🇹🇷 Turquie +
Avant 1934, la Turquie (ancien Empire ottoman) n'a ni noms de famille ni orthographe fixe : on se désigne par un prénom, un surnom ou un lieu d'origine. Des registres de population ottomans, rédigés en écriture arabe ottomane jusqu'au passage à l'alphabet latin en 1928, coexistent avec les registres tenus par les communautés religieuses. Beaucoup de familles venues en France sont arméniennes, grecques, juives sépharades ou issues des communautés européennes du Levant (Istanbul, Smyrne).
À savoir : La loi sur les noms de famille de 1934 a imposé un patronyme à toute la population. Le nom que vous trouvez en France a pu être choisi ou transcrit à l'arrivée. Commencez par les archives françaises (consulats, naturalisation) : elles conservent parfois ce que le pays d'origine n'a plus.
Asie 8 pays
🇰🇭 Cambodge +
Protectorat français de 1863 à 1953. Pour les actes établis sous administration française, vérifiez d'abord les fonds des ANOM et les compétences du SCEC selon la période. L'état civil khmer a été largement désorganisé sous le régime des Khmers rouges (1975-1979), ce qui rend les recherches sur place très difficiles pour cette période.
À savoir : Pour une famille arrivée en France après 1975, les premiers documents sont souvent le dossier de réfugié et la naturalisation, plus que les registres du pays. Notez le nom dans les deux graphies (latine et d'origine) dès que vous les connaissez.
Si votre famille vivait au Cambodge, les registres locaux sont restés au Cambodge et sont difficiles d'accès à distance. Si l'un de vos ancêtres était français et né au Cambodge, cherchez aux ANOM les actes de plus de 100 ans, et demandez les plus récents au Service central d'état civil. Si votre famille est arrivée en France après 1975, commencez par le dossier de réfugié (OFPRA, consultable sur place) et le dossier de naturalisation (Archives nationales).
🇨🇳 Chine +
Deux situations très différentes. Si votre ancêtre est français en Chine (concessions de Shanghai, Tientsin, Hankou ; missionnaires, commerçants), son état civil a été tenu par le consulat de France. Si votre ancêtre est chinois venu en France (travailleurs de la Première Guerre mondiale, migrations des années 1920 puis des années 1980), les sources chinoises sont difficiles d'accès : partez des documents français (dossier de séjour, naturalisation, recensements).
À savoir : Un nom chinois s'écrit de plusieurs façons en lettres latines (Wang / Wong, Zhang / Chang, selon l'époque et la transcription). Notez aussi les caractères chinois si vous les avez.
🇰🇷 Corée du Sud +
La Corée a une longue tradition de généalogies familiales (jokbo) et de registres de famille (hojeok), en coréen et en caractères chinois, conservés dans le pays ou par les clans. Les systèmes d'enregistrement familial ont évolué avec les réformes contemporaines. Beaucoup de Français d'origine coréenne sont des enfants adoptés : la piste passe alors d'abord par le dossier d'adoption en France et par l'organisme d'adoption coréen.
À savoir : En Corée, les femmes gardent leur nom de naissance après le mariage. Un nom identique ne signifie pas forcément le même clan : il faut aussi connaître le lieu d'origine du clan (bon-gwan). Notez le nom dans les deux graphies (latine et d'origine) dès que vous les connaissez.
🇮🇳 Inde +
La France a possédé cinq comptoirs en Inde : Pondichéry, Karikal, Yanaon, Mahé et Chandernagor. Les ANOM conservent une partie de leur état civil ; les fonds varient selon le territoire, la période et le statut des personnes. Les autres familles indiennes en France sont arrivées plus récemment, et les sources locales (tamoul, hindi, bengali…) sont difficiles d'accès à distance.
À savoir : À Pondichéry, certains Indiens ont renoncé à leur statut personnel pour relever du droit français (les « renonçants »). Ils figurent à l'état civil français, avec un nom parfois francisé. Notez le nom dans les deux graphies (latine et d'origine) dès que vous les connaissez.
Si votre famille vivait dans les établissements français de l'Inde, les registres sont restés en Inde (traité de 1956) ; les archives françaises d'avant 1954 sont au Records Centre de Puducherry des Archives nationales indiennes, à consulter sur place. Si l'un de vos ancêtres était français ou « renonçant », cherchez-le dans l'état civil de l'Inde française aux ANOM, en ligne de 1676 à 1922.
🇯🇵 Japon +
Le Japon tient depuis 1872 un registre de famille, le koseki, qui retrace une famille sur plusieurs générations. Il est conservé au Japon, en japonais. En principe, seuls la personne inscrite, son conjoint et ses ascendants ou descendants en ligne directe peuvent en demander une copie, par courrier à la mairie du lieu d'inscription, y compris depuis l'étranger ; un tiers peut l'obtenir s'il justifie d'un motif reconnu, par exemple une succession. Le registre de 1872 n'est plus communiqué.
À savoir : Commencez par les documents français (mariage, naturalisation). Notez le nom en kanji dès que vous l'avez : la transcription en lettres latines varie (Hepburn, Kunrei).
🇱🇦 Laos +
Protectorat français à partir de 1893, indépendant par étapes entre 1949 et 1954. Pour les actes établis sous administration française, vérifiez d'abord les fonds des ANOM et les compétences du SCEC selon la période. Les sources locales sont peu accessibles à distance.
À savoir : Pour les familles arrivées après 1975, le point de départ est souvent le dossier de réfugié et de naturalisation. Notez le nom dans les deux graphies (latine et d'origine) dès que vous les connaissez.
Si l'un de vos ancêtres était français et né au Laos, cherchez aux ANOM les actes de plus de 100 ans, et demandez les plus récents au Service central d'état civil. Si votre famille est arrivée en France après 1975, partez du dossier de réfugié (OFPRA) et du dossier de naturalisation (Archives nationales).
🇵🇭 Philippines +
Les Philippines ont été espagnoles jusqu'en 1898, puis américaines. Les registres paroissiaux catholiques, en espagnol, remontent parfois au XVIᵉ siècle et sont en partie numérisés. Un enregistrement civil a aussi été introduit sous l'administration espagnole à la fin du XIXᵉ siècle, puis a évolué au XXᵉ siècle. Beaucoup de noms de famille espagnols ont été attribués par l'administration coloniale.
À savoir : Un nom à consonance espagnole ne prouve pas une origine espagnole : c'est souvent un nom attribué par l'administration coloniale. Notez le nom dans les deux graphies (latine et d'origine) dès que vous les connaissez.
🇻🇳 Vietnam +
La France a administré la Cochinchine dès 1862, puis l'Annam et le Tonkin sous protectorat (1883-1884), jusqu'en 1954. Pour les actes établis sous administration française, vérifiez d'abord les fonds des ANOM et les compétences du SCEC selon la période. Les actes locaux peuvent relever des autorités du pays d'origine.
À savoir : Les nombreuses familles arrivées en France entre 1954 et 1956, puis après 1975, ont laissé des dossiers de rapatriement, de réfugiés et de naturalisation. Notez le nom dans les deux graphies (latine et d'origine) dès que vous les connaissez.
Si votre famille vivait au Vietnam, les registres locaux n'ont pas été copiés pour la France : ils sont au Vietnam, dans les centres des Archives nationales (n° 1 à Hanoï, n° 2 à Hô Chi Minh-Ville) ou dans les administrations locales. Si l'un de vos ancêtres était français ou européen, cherchez aux ANOM les actes de plus de 100 ans, et demandez les plus récents au Service central d'état civil. Si l'un de vos ancêtres est venu en France, cherchez d'abord du côté français : travailleurs indochinois de 1939 à 1957 (ANOM), soldats (registres matricules, Mémoire des hommes), réfugiés (OFPRA, dossiers papier), naturalisation (Archives nationales).
Amériques et Caraïbes 10 pays
🇦🇷 Argentine +
L'Argentine a reçu une très forte immigration européenne entre 1860 et 1950 : Italiens et Espagnols en majorité, mais aussi des Français (notamment du Sud-Ouest et du Pays basque). Les listes de passagers arrivés à Buenos Aires sont consultables, et l'état civil argentin (à partir de la seconde moitié du XIXᵉ siècle) est en partie numérisé.
À savoir : Avant l'état civil laïc, les registres sont paroissiaux, en espagnol. Les noms français ont souvent été hispanisés (ex. Dupuy devenu Dupui). Les registres catholiques précèdent presque partout l'état civil laïc : cherchez d'abord la paroisse.
🇧🇷 Brésil +
Avant l'état civil laïc, mis en place à partir de la fin des années 1880 et généralisé progressivement selon les régions, les actes sont catholiques et tenus par les paroisses, en portugais. Les immigrants européens arrivés surtout à Santos puis à São Paulo à la fin du XIXᵉ siècle ont laissé des fiches à la Hospedaria dos Imigrantes. Leurs descendants sont nombreux dans le sud et le sud-est du pays.
À savoir : Au Brésil, un même acte peut mentionner plusieurs noms de famille, dans un ordre différent du français. Notez-les tous. Les registres catholiques précèdent presque partout l'état civil laïc : cherchez d'abord la paroisse.
🇨🇦 Canada +
Le Québec est une mine pour les généalogistes français : les registres paroissiaux catholiques remontent à la Nouvelle-France (XVIIᵉ siècle) et sont numérisés, mais ils ne couvrent pas toutes les communautés. Beaucoup de familles québécoises descendent d'ancêtres partis de l'Ouest de la France. Pour les autres provinces et les arrivées plus tardives, les recensements et les dossiers d'immigration sont à Bibliothèque et Archives Canada.
À savoir : Les noms ont souvent un surnom en plus du nom de famille (« dit »). Cherchez sous les deux formes. Les registres catholiques précèdent presque partout l'état civil laïc : cherchez d'abord la paroisse.
🇨🇱 Chili +
Au Chili, l'état civil laïc date de 1885. Avant, ce sont les registres paroissiaux catholiques, en espagnol. Les Français y sont arrivés surtout au XIXᵉ siècle (viticulture, commerce, mines), en nombre modeste mais avec une influence marquée.
À savoir : Les actes chiliens mentionnent le nom du père et celui de la mère : utile pour remonter les deux branches. Les registres catholiques précèdent presque partout l'état civil laïc : cherchez d'abord la paroisse.
🇨🇺 Cuba +
Cuba a été espagnole jusqu'en 1898. Les registres paroissiaux catholiques, en espagnol, sont la source principale avant l'état civil laïc. Beaucoup de Français et de colons de Saint-Domingue se sont installés dans l'est de l'île (Santiago de Cuba) après la révolution haïtienne. Les noms français y sont encore nombreux.
À savoir : L'accès aux archives cubaines depuis l'étranger reste limité. Les registres numérisés par FamilySearch sont une première piste. Les registres catholiques précèdent presque partout l'état civil laïc : cherchez d'abord la paroisse.
🇺🇸 États-Unis +
Les États-Unis conservent des sources très riches, souvent en ligne : recensements fédéraux tous les dix ans, listes de passagers, dossiers de naturalisation. L'état civil est tenu par chaque État, avec des règles propres. Pour une famille arrivée via New York entre 1892 et 1954, la base d'Ellis Island est une bonne piste, mais toutes les personnes arrivées à New York n'y ont pas forcément été enregistrées. Les ancêtres français de Louisiane se cherchent plutôt dans les registres paroissiaux catholiques.
À savoir : Les recensements fédéraux ne sont publiés qu'après 72 ans. Le nom a pu être modifié à l'arrivée ou à la naturalisation : cherchez aussi les variantes. Les registres catholiques précèdent presque partout l'état civil laïc : cherchez d'abord la paroisse.
🇭🇹 Haïti +
Haïti est l'ancienne colonie française de Saint-Domingue. Les archives de l'époque coloniale (état civil, notaires, recensements) sont en partie aux ANOM. Les archives haïtiennes conservent aussi des registres, avec des pertes liées aux incendies, aux séismes et aux difficultés de conservation. Le pays est indépendant depuis 1804.
À savoir : Après 1791-1804, des colons de Saint-Domingue, ainsi que des personnes qu'ils tenaient en esclavage, se sont réfugiés à Cuba, en Louisiane et aux États-Unis. Leurs traces se retrouvent dans ces pays. Les registres catholiques précèdent presque partout l'état civil laïc : cherchez d'abord la paroisse.
Si votre famille vivait en Haïti, l'état civil est tenu depuis l'indépendance ; le double des registres est aux Archives nationales d'Haïti, à Port-au-Prince, et une partie est numérisée sur FamilySearch. Si l'un de vos ancêtres est venu en France, partez des documents français : dossier de naturalisation (Archives nationales) et, le cas échéant, dossier de réfugié (OFPRA).
🇲🇽 Mexique +
L'état civil laïc mexicain date de 1859 (lois de la Réforme), appliqué surtout à partir de 1861 ; avant, les registres sont paroissiaux, en espagnol. Une page particulière de l'émigration française : au XIXᵉ siècle, des milliers de « Barcelonnettes » (vallée de l'Ubaye, Alpes-de-Haute-Provence) sont partis au Mexique faire du commerce textile.
À savoir : Beaucoup sont revenus au pays et ont fait construire des villas à Barcelonnette. Si votre famille vient de là, les archives départementales et les registres mexicains se répondent. Les registres catholiques précèdent presque partout l'état civil laïc : cherchez d'abord la paroisse.
🇩🇴 République dominicaine +
Il faut distinguer l'ouest de l'île d'Hispaniola (colonie française de Saint-Domingue) et la partie orientale, espagnole, qui a changé plusieurs fois de souveraineté, dont l'occupation haïtienne de 1822 à 1844. Les registres paroissiaux catholiques sont la source principale, en espagnol. La documentation accessible à distance reste moins dense que dans les pays voisins.
À savoir : Si votre ancêtre vient de Saint-Domingue, vérifiez aussi côté haïtien et aux ANOM : les familles ont souvent circulé entre les deux parties de l'île. Les registres catholiques précèdent presque partout l'état civil laïc : cherchez d'abord la paroisse.
🇺🇾 Uruguay +
L'Uruguay a reçu beaucoup d'immigrants français au XIXᵉ siècle, notamment des Basques et des Béarnais, installés à Montevideo. L'état civil existe à partir de 1879, avec des variations locales ; avant, il faut chercher dans les registres paroissiaux catholiques.
À savoir : Si votre famille vient du Pays basque ou du Béarn, regardez aussi les registres de la paroisse d'origine en France : le départ y est souvent mentionné. Les registres catholiques précèdent presque partout l'état civil laïc : cherchez d'abord la paroisse.
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